En France, près de 10 millions de personnes sont concernées par un trouble de l’audition.
Souvent invisibles, les impacts professionnels de la surdité sont bien réels : accès partiel à l’information, fatigue accrue, isolement, difficultés dans les réunions ou les échanges informels.
ACTIS accompagne les employeurs confrontés aux situations de handicap auditif au travail.
Surdité et emploi : une réalité fréquente en entreprise
La perte auditive concerne toutes les générations :
6 % des 15–24 ans
Plus de 65 % des plus de 65 ans
Près d’un adulte sur quatre entre 18 et 75 ans.
La surdité peut être légère, moyenne ou sévère, toucher une ou deux oreilles, être congénitale ou acquise. La surdité totale reste rare : la majorité des personnes disposent de restes auditifs.
Chaque situation est singulière. En matière de handicap invisible, il n’existe pas de solution standardisée. L’adaptation doit être personnalisée.
Handicap auditif au travail : quelles solutions ACTIS peut mobiliser ?
L’inclusion ne repose pas uniquement sur un équipement technique. Elle suppose une analyse précise des besoins dans l’environnement professionnel.
Plusieurs leviers peuvent être activés :
Appui humain
Interprète en Langue des Signes Française (LSF)
Codeur en Langue française Parlée Complétée (LfPC)
Transcripteur en temps réel
Ces solutions sont particulièrement utiles lors de réunions stratégiques, formations ou entretiens professionnels.
Solutions techniques
Appareils auditifs
Implants cochléaires
Microphones HF
Boucles magnétiques
Logiciels de transcription instantanée
Ces dispositifs sont efficaces uniquement s’ils correspondent aux habitudes et préférences de la personne concernée. L’objectif n’est pas de standardiser, mais d’adapter.
8 leviers concrets pour favoriser l’inclusion d’un salarié sourd
8 leviers concrets pour favoriser l’inclusion d’un salarié sourd
1. Partir du besoin réel
Demander directement à la personne ce qui est le plus adapté pour elle en matière de communication.
2. Sensibiliser de manière ciblée
Adapter la sensibilisation à son profil (inutile de former à la LSF si la personne ne signe pas).
3. Adapter l’environnement
Privilégier un espace calme, bien éclairé et sans contre-jour.
4. Attirer l’attention avant de parler
S’assurer d’être visible et de capter le regard avant de commencer un échange.
5. Ajuster sa communication
Parler en face, ne pas cacher sa bouche, articuler naturellement, utiliser des phrases courtes.
6. Se concentrer sur le fond
Porter son attention sur le message plutôt que sur la forme.
7. Vérifier la compréhension
S’assurer régulièrement que le message a bien été compris.
8. Structurer les temps collectifs
Anticiper les besoins (transcription, interprète), organiser la disposition en cercle et discipliner les tours de parole.
Si ces ajustements relèvent souvent du bon sens, leur impact, lui, est majeur.
Préserver l’audition : un enjeu collectif en entreprise
La prévention du risque auditif concerne l’ensemble des salariés, en particulier dans les environnements exposés au bruit. Dès 85 décibels, l’exposition prolongée peut entraîner des atteintes irréversibles de l’oreille interne. L’INRS rappelle les seuils d’exposition et les obligations de prévention qui s’imposent aux employeurs en matière d’évaluation des risques, de protection collective et individuelle.
Protéger l’audition, ce n’est pas seulement prévenir une perte auditive : c’est préserver la santé globale, limiter les situations de handicap secondaire et sécuriser les parcours professionnels dans la durée.
Concilier surdité et emploi ne relève pas de l’exception. Avec une approche pluridisciplinaire associant référent handicap, infirmier en santé au travail, assistant de service social et psychologue du travail, ACTIS accompagne les entreprises dans leurs démarches de handicap et travail, de la prévention à l’aménagement de poste en passant par le maintien en emploi.